Gateau Marie à l’Ile Maurice

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Avec la fête de l’Assomption célébrée a l’ile Maurice, les pâtissiers tiennent leur revanche. Pas de fête sans les traditionnels ‘gâteaux Marie’. Les commandes affluent et les chiffres d’affaires augmentent. Les prix varient, les formes changent.

Comme chaque année, la fête de l’Assomption est synonyme de période de pointe où les commandes affluent. En sus des habituels ‘gâteaux d’anniversaire’ ou autres confiseries, on découvre chez Elie Michel quelques centaines de pièces de différentes formes et de tailles, savamment rangées et décorées, selon la tradition la plus authentique, de bleu et de blanc. Ce sont les couleurs de la Vierge Marie qui porte une robe blanche avec une ceinture et un voile bleus. Depuis une semaine, les vitrines des pâtisseries à travers l’île se sont garnies de douceurs les plus exquises.

Les statuettes de la Vierge Marie, parfois sculptées et vernissées, posées sur les gâteaux sur lesquels sont calligraphiés les mots «Vive Marie» avec une rose à côté, sont un véritable régal pour les yeux.

Deux variétés de gâteaux sont les plus prisées : ceux à base de pâte d’amandes et les génoises; les prix varient de Rs 125 à Rs 250

«Chaque gâteau est comme une œuvre d’art»

Une équipe d’une quinzaine de personnes est à pied d’œuvre pour s’assurer que chaque personne ayant passé une commande puisse avoir son ‘gâteau Marie’.La farine est étalée sur les tables, les batteuses sont en marche. L’odeur de la pâte en train de cuire mêlée aux senteurs de l’essence de noix de coco chatouille les narines; les hommes en blanc s’activent.  Les gâteaux, généralement à base de pâte d’amandes, sont recouverts à l’aide d’une spatule d’une fine couche de crème blanche faite à base d’œufs. Soigneusement, à l’aide d’un cornet fait de papier gras, le patissier commence la décoration du gâteau. Très vite de petites fleurs blanches se posent tout autour du gâteau. S’ensuit l’inscription«vive Marie» en bleu et le gâteau est fin prêt.

Devant la porte d’entrée de certains particuliers non-pâtissiers, on peut lire : «Ici on vend ‘gâteau Marie’ s’adresser dans la cour ». D’autres marchands ambulants s’en donnent à cœur joie en criant « Céki péna Marie, prend so Marie». Un vrai folklore accompagne cette fête pourtant religieuse qui marque la montée de Marie, la mère de Jésus, au ciel.

À Port-Louis, Narshad, pâtissier, termine les dernières commandes. C’est un musulman qui ne va pas fêter Marie mais qui fait des gâteaux Marie. Il a dû embaucher deux autres personnes à cause du le «rush» à l’occasion de la fête de l’Assomption. «C’est une fête nationale. Nous sommes ouverts jusqu’à midi aujourd’hui. Nous préparons aussi une cinquantaine de gâteaux destinés aux personnes qui n’ont pas passé une commande mais qui en achètent le jour même de la fête», nous dit Narshad. Aujourd’hui avec Marie fêtée, les ‘gâteaux Marie’ sont aussi rois.

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